Le papier thermique est, comme son nom l’indique, destiné à réagir à la chaleur d’une tête d’impression constituée de résistances électriques alignées. Le texte ou les images soumis à l’imprimante thermique se traduit en impulsions électriques et se révèle, de la sorte, en noir. D’énormes progrès ont été faits dans son procédé de fabrication depuis son invention en 1960 à Dayton (Ohio) par les laboratoires NCR. En effet, les premières impressions thermiques (tickets de caisse, fax et photocopies) se dégradaient assez vite, alors que le matériel et son utilisation revenaient cher. Avec les nouveaux procédés, le papier thermique est désormais fiable, d’un moindre coût et il demeure indispensable notamment aux étiquetages comportant un code à barres, système utilisé dans de très nombreux secteurs.

La base du papier thermique est un papier fibreux courant que l’on recouvre d’une couche sensible. Cette face deviendra son recto. La couche appliquée résulte du mélange d’un leuco-colorant, d’un révélateur et d’une charge. Sans la finesse de broyage du leuco-colorant la qualité et la longévité de l’impression ne peuvent être garanties malgré le soin apporté à l’enduction et au séchage.

Le papier pour fax est simplement enduit d’une couche intermédiaire qui empêche la dispersion de l’impression dans la couche de papier fibreux. Quant au papier pour tickets et étiquettes, il est recouvert d’une ultime couche en surface destinée à le protéger de la détérioration par l’eau ou la graisse. Cette dernière couche contient un plastifiant, un lubrifiant, des particules d’argiles, un lubrifiant et un liant. C’est le pH de la couche et la rapidité de son application qui garantissent son efficacité. Enfin, les étiquettes adhésives sont dotées, avant l’encollage, d’une quatrième couche au verso qui a pour but d’éviter la migration de la colle vers la couche thermosensible.

Dans ce procédé de fabrication, non seulement le choix et l’usinage des matières premières sont importants, mais le mode d’enduction, la durée de l’opération, l’étape de séchage et de calandrage doivent être minutieusement accomplies dans un temps particulièrement précis afin d’obtenir un papier thermique de qualité. C’est le plus souvent un système à lame d’air comprimé qui est désormais utilisé pour étaler les différentes couches plutôt qu’un système à racle.

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