La fabrication du papier thermique nécessite, jusqu’à présent, un liant contenant du bisphénol A (BPA). Mais, dans une intention analogue à celle de la Stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens (SNPE) lancée par le gouvernement français en février 2015, les ingénieurs travaillent à une nouvelle génération de papier thermique sans BPA.

Très bientôt se développera toute une gamme de rouleaux de papier thermique sans aucun bisphénol et conformes au label « ticket sans BPA » conçu par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) dont la mission consiste en l’évaluation et la prévention du danger engendré par les produits industriels, que ce soit pour l’homme ou l’environnement.

Qu’est ce que le bisphenol A ?

Le bisphénol A, ce composé organique qui entre dans la formule de nombreuses matières plastiques, notamment pour ses propriétés anti-oxydantes est, en effet, soupçonné de migrer sous l’action de la chaleur vers la matière avec laquelle il est en contact.

Il serait donc dangereux non seulement dans l’alimentaire, au même titre que les parabens et les phtalates, mais également dans les tickets de caisse, de balances, de distributeurs de billets et autres appareils électroniques, papiers qui sont censés subir de nombreuses manipulations.

Passé dans l’organisme, le BPA est susceptible de provoquer des perturbations dans le processus de reproduction, d’être un agent des cancers du sein et de la prostate et même de jouer un rôle dans certains troubles cardiovasculaires, endocriniens et du métabolisme en général.

Qui est concerné ?

Néanmoins, l’assimilation de BPA par contact cutané serait inférieure à 15 % de l’absorption totale de BPA, selon l’Autorité européenne de la sécurité des aliments (EFSA d’après la dénomination anglaise : European Food Safety Authority) et mériterait une étude plus poussée, notamment sur la manipulation réelle des tickets de caisse.

La population concernée pourrait se limiter, en effet, aux professions contraintes à un contact intensif, et au sein-même de cette population, aux personnes à risques comme les femmes enceintes pour lesquelles des mesures spéciales pourraient être prises.

Par ailleurs, une étude devrait être conduite sur l’action des autres bisphénols, S ou F qui se substituent souvent au BPA et dont on connaît moins la toxicité et la pénétrabilité.

Aucun produit