Comment mesurer une bobine thermique ?

  1. mesurez la largeur du papier
  2. mesurez le diamètre maximal du rouleau neuf
  3. mesurez le diamètre du mandrin
  4. vous aurez ainsi les dimensions dans l'ordre: Largeur x Diamètre x Mandrin
  Les 2 packs de bobines les plus utilisés sont les bobines 57x40x12 (format ticket carte bleue) et les bobines 80x80x12 (format ticket de caisse).


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Au fait, le papier de bobine thermique, c’est quoi exactement ?

Sans que nous en soyons pleinement conscients, la bobine thermique est présente dans notre vie au quotidien, et est utilisée à plusieurs fins et dans une multitude de domaines. Bref tour d’horizon pour faire plus ample connaissance avec ce type de papier en plein développement.

Définition et remontée dans le temps

Pour le définir le plus simplement possible, on pourrait dire que le papier thermique est une sorte de papier enduit d’un révélateur qui, activé par la chaleur d’une imprimante thermique, se colore et affiche le texte ou l’image désiré. On parlait en quelque sort d’encre thermique, même si à proprement parler, aucune encre n’est déposée sur le papier.

Dans les années 70, c’est dans les calculatrices que le papier thermique se retrouvait le plus souvent. Dans les années 80, on l’utilisait surtout pour l’impression des fax. Sa qualité et sa durée de vie étaient alors plutôt médiocres. Grâce aux nombreux progrès technologiques, les utilisateurs se voient aujourd’hui offrir de nouveaux types de papier thermique de qualité et de durabilité supérieures. Il existe aussi aujourd’hui des papiers thermiques sans bisphenol A.

Les domaines d’utilisation

L’utilisation du papier thermique concerne de nombreuses sphères d’activités commerciales. Nous le retrouvons notamment dans le domaine de :

  • L’alimentation (reçus de caisse, étiquettes alimentaires…)
  • Les services bancaires (reçus de carte de paiement, de guichets automatiques…)
  • La papeterie (carnet, cahier, étiquette et bloc thermique, registre, agenda, classeurs… comme chez exacompta)
  • Les loisirs (tickets d’entrée au cinéma, au musée, reçus de loterie…)
  • La santé (copies d’écran de dispositifs médicaux, étiquettes de laboratoires d’analyse…)
  • Le transport (tickets de train, avion, métro, stationnement, identification des bagages…)
  • La logistique (étiquettes pour gestion des stocks…)

Les différents types de bobines et rouleaux thermiques

Les usages du papier des bobines thermiques étant diversifié, ce dernier doit posséder les caractéristiques physiques, mécaniques et chimiques propres à son utilisation. Par exemple, le papier thermique affecté à la fabrication d’étiquettes doit se conserver longtemps et être capable de résister aux agressions extérieures telles que l’eau, l’huile, les produits chimiques, l’humidité…

On distingue trois catégories de bobine thermique en fonction de du degré de protection et de la durabilité du papier :

  • le papier non protégé ou éco, pour un usage à courte durée
  • semi-protégé avec un enduit
  • protégé ou top coated, qui garantit, grâce à un enduit supplémentaire, une excellente qualité d’impression de l’image thermique et une lisibilité accrue.

Comment sont fabriqués les bobines thermiques ?

Le papier de bobine thermique est, comme son nom l’indique, destiné à réagir à la chaleur d’une tête d’impression constituée de résistances électriques alignées. Le texte ou les images soumis à l’imprimante thermique se traduit en impulsions électriques et se révèle, de la sorte, en noir. D’énormes progrès ont été faits dans son procédé de fabrication depuis son invention en 1960 à Dayton (Ohio) par les laboratoires NCR. En effet, les premières impressions thermiques (tickets de caisse, fax et photocopies) se dégradaient assez vite, alors que le matériel et son utilisation revenaient cher. Avec les nouveaux procédés, le papier thermique est désormais fiable, d’un moindre coût et il demeure indispensable notamment aux étiquetages comportant un code à barres, système utilisé dans de très nombreux secteurs.

La base du papier thermique est un papier fibreux courant que l’on recouvre d’une couche sensible. Cette face deviendra son recto. La couche appliquée résulte du mélange d’un leuco-colorant, d’un révélateur et d’une charge. Sans la finesse de broyage du leuco-colorant la qualité et la longévité de l’impression ne peuvent être garanties malgré le soin apporté à l’enduction et au séchage.

Le papier pour fax est simplement enduit d’une couche intermédiaire qui empêche la dispersion de l’impression dans la couche de papier fibreux. Quant au papier pour tickets et étiquettes, il est recouvert d’une ultime couche en surface destinée à le protéger de la détérioration par l’eau ou la graisse. Cette dernière couche contient un plastifiant, un lubrifiant, des particules d’argiles, un lubrifiant et un liant. C’est le pH de la couche et la rapidité de son application qui garantissent son efficacité. Enfin, les étiquettes adhésives sont dotées, avant l’encollage, d’une quatrième couche au verso qui a pour but d’éviter la migration de la colle vers la couche thermosensible.

Dans ce procédé de fabrication, non seulement le choix et l’usinage des matières premières sont importants, mais le mode d’enduction, la durée de l’opération, l’étape de séchage et de calandrage doivent être minutieusement accomplies dans un temps particulièrement précis afin d’obtenir un papier thermique de qualité. C’est le plus souvent un système à lame d’air comprimé qui est désormais utilisé pour étaler les différentes couches plutôt qu’un système à racle.

Les différentes qualités de bobine thermique

Aujourd’hui, le papier de bobine thermique est largement utilisé dans la vie quotidienne. Support d’impression de reçus de carte bleue ou de tickets de caisse notamment, le papier de bobine thermique est utilisé partout où l’impression doit être instantanée. Il existe cependant différentes qualités de papier selon les utilisations ciblées.

Un papier dont la qualité s’est améliorée depuis sa création

Lors de son apparition dans les années 70 essentiellement pour faire office de support d’impression des antiques appareils fax, ancêtres du e-commerce et de la télécommunication instantanée, le papier thermique avait une qualité très modeste, souffrant notamment et très rapidement de jaunissement à la lumière. Les documents imprimés sur du papier thermique ne résistaient de surcroît pas trop longtemps au stockage de longue durée, les caractères disparaissant assez vite avec le temps. Les problèmes de traçabilité et de conservation de documents imprimés sur ce type de papier thermique ont obligé les fabricants à repenser leur formulation et leurs procédés d’ élaboration de ces papiers thermiques. On trouve aujourd’hui des papiers thermiques de meilleure qualité, offrant une excellente résistance aux UV du rayonnement solaire naturel et aux années qui passent.

Les papiers protégés et non protégés

Les papiers non protégés ou éco sont élaborés à partir d’une très mince couche de papier de base – d’épaisseur de l’ordre de 50 à 100 micromètres- revêtu d’une couche de produits chimiques thermosensibles. C’est l’action de la tête thermique de l’imprimante sur le papier imprégné de substances chimiques particulièrement sensibles à la chaleur qui induit le marquage -noir- des caractères d’impression. Ce type de papier non protégé adapté aux usages de faible durée a le très grand inconvénient de générer des documents qui ne se conservent pas longtemps et très sensibles aux conditions de stockage (lumière, humidité, durée…).

Le papier thermique protégé possède par rapport au type de papier précédent, 2 couches supplémentaires situées au recto et au verso du papier. Ces couches supplémentaires assurent une protection du papier vis-à-vis des substances chimiques usuelles telles que les solvants, les produits gras, l’eau et les alcools et préservent également plus longtemps le papier imprimé. Ce papier produit des documents de meilleure qualité d’impression et prolonge la durée de vie des têtes d’imprimantes.

Les bobines de papiers sans bisphenol A

La fabrication du papier thermique nécessite, jusqu’à présent, un liant contenant du bisphénol A (BPA). Mais, dans une intention analogue à celle de la Stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens (SNPE) lancée par le gouvernement français en février 2015, les ingénieurs travaillent à une nouvelle génération de papier thermique sans BPA. Cet article traite par exemple du bisphénol A dans les tickets de caisse.

Très bientôt se développera toute une gamme de rouleaux de papier thermique sans aucun bisphénol et conformes au label « ticket sans BPA » conçu par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) dont la mission consiste en l’évaluation et la prévention du danger engendré par les produits industriels, que ce soit pour l’homme ou l’environnement.

Qu’est ce que le bisphenol A ?

Le bisphénol A, ce composé organique qui entre dans la formule de nombreuses matières plastiques, notamment pour ses propriétés anti-oxydantes est, en effet, soupçonné de migrer sous l’action de la chaleur vers la matière avec laquelle il est en contact.

Il serait donc dangereux non seulement dans l’alimentaire, au même titre que les parabens et les phtalates, mais également dans les tickets de caisse, de balances, de distributeurs de billets et autres appareils électroniques, papiers qui sont censés subir de nombreuses manipulations.

Passé dans l’organisme, le BPA est susceptible de provoquer des perturbations dans le processus de reproduction, d’être un agent des cancers du sein et de la prostate et même de jouer un rôle dans certains troubles cardiovasculaires, endocriniens et du métabolisme en général.

Qui est concerné ?

Néanmoins, l’assimilation de BPA par contact cutané serait inférieure à 15 % de l’absorption totale de BPA, selon l’Autorité européenne de la sécurité des aliments (EFSA d’après la dénomination anglaise : European Food Safety Authority) et mériterait une étude plus poussée, notamment sur la manipulation réelle des tickets de caisse.

La population concernée pourrait se limiter, en effet, aux professions contraintes à un contact intensif, et au sein-même de cette population, aux personnes à risques comme les femmes enceintes pour lesquelles des mesures spéciales pourraient être prises.

Par ailleurs, une étude devrait être conduite sur l’action des autres bisphénols, S ou F qui se substituent souvent au BPA et dont on connaît moins la toxicité et la pénétrabilité.

 

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